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Octobre 2018

80 projets validés depuis mai 2018
LE NPNRU MONTE EN PUISSANCE !

Objectif validation

de tous les projets d'ici fin 2019

INTERVIEW CROISÉE > OLIVIER KLEIN, PRÉSIDENT DE L’ANRU & NICOLAS GRIVEL, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'ANRU

 

Le 22 mai dernier, le Président de la République confirmait la mission de l’ANRU mais appelait à une accélération des projets. Que s’est-il passé depuis ?

 

Olivier Klein : Beaucoup de choses ! Nous nous tenions en effet prêts à mettre en oeuvre une première série de mesures de simplification et d’amélioration de nos financements travaillées depuis plusieurs mois avec nos partenaires, les élus et les équipes locales. Cela nous a permis de les faire adopter par un Conseil d’Administration réuni trois jours après l’intervention du Président de la République, et ainsi de traduire concrètement le doublement du montant financier du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). Ces mesures ont eu l’effet attendu et de nombreuses collectivités et bailleurs ont pu boucler des projets qui étaient plus ou moins à l’arrêt depuis plusieurs mois, avec l’incertitude institutionnelle et financière qui pouvait planer sur la rénovation urbaine.

 

Que représente cette accélération sur les territoires ?

 

Nicolas Grivel : Depuis la fin mai, nous avons validé les projets de 80 quartiers et fléché plus de deux milliards d’euros de financement de l’ANRU pour lancer rapidement des chantiers. L’ANRU est donc bien repartie, mais nous ne souhaitons pas nous arrêter là. Nous souhaitons réussir à valider l’ensemble des projets en 2019, et pour l’essentiel avant l’été prochain. Cela passe notamment par une transformation de notre façon de discuter les projets avec les collectivités afin de responsabiliser l'ensemble des parties prenantes et d'intensifier les échanges avec les élus.

 

Concrètement, que cela va-t-il changer à l’examen des projets préparés par les collectivités ?

 

Nicolas Grivel : Nous faisons principalement évoluer notre mode opératoire autour de deux engagements majeurs. Le premier, c’est un engagement de mobilisation réciproque. Grâce à la phase de préfiguration menée ces deux dernières années, nous avons une bonne connaissance des projets. Cela doit nous permettre d’avoir un dialogue efficace avec les élus en nous engageant à examiner leurs projets dans des délais resserrés. Notre volonté est aussi d’engager rapidement des opérations en les validant de façon anticipée. Notre deuxième engagement, c’est d’être au plus près du territoire en permettant par exemple aux préfets - qui sont nos délégués territoriaux – de négocier directement certaines conventions avec les élus des territoires qui ont les projets de moindre complexité. Nous allons ainsi gagner un temps précieux en évitant de remonter des examens au niveau national quand ce n’est pas nécessaire.

 

La loi ELAN vient aussi modifier le fonctionnement de l’ANRU. Qu’en est-il précisément ?

 

Olivier Klein : Le projet de loi Elan vient traduire la volonté du gouvernement de rénover la gouvernance de l’ANRU, en mettant notamment fin à la majorité de l’Etat au Conseil d’Administration et en y renforçant particulièrement la place relative des élus. Ce n’est pas que symbolique. Plus que jamais, l’action de l’ANRU sera ainsi conduite pour répondre aux besoins des territoires et de leurs habitants. Toujours dans une logique de simplification, le projet de loi vient également simplifier plusieurs contraintes de gestion qui pouvaient ralentir son action. Un atout dans une période où notre impact financier et notre savoir-faire sont attendus sans délai dans les quartiers.

 

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