SPÉCIAL CO-INVESTISSEMENT

LES OPÉRATIONS

Mag n°10

Décembre 2017

LILLENIUM, LILLE

ITW

GAËLLE VELAY, DIRECTRICE RÉGIONALE, CAISSE DES DÉPÔTS RÉGION HAUTS-DE-FRANCE

 

« Ce projet montre la voie »

 

Comment l’action conjointe de l’ANRU, via son Fonds de co-investissement, et de la Caisse des Dépôts permet-elle de démultiplier les opportunités de développement économique dans les territoires du renouvellement urbain ?


Il convient de rappeler le cadre d’intervention de cette collaboration. Fixé il y a deux ans par une convention nationale, il mobilise une enveloppe de 250 millions d’euros de fonds propres, apportés à parts égales par les deux organismes, pour la réalisation d’opérations dans des quartiers prioritaires. Cette puissance de feu vise à la constitution d’un portefeuille de 1,25 milliard d’euros d’actifs immobiliers. Les financements portent sur des constructions neuves ou des réhabilitations d’immobilier commercial, d’entreprises ou d’activités, et sur des équipements. Lillenium est la première opération d’envergure de notre coopération.

 

Quels premiers enseignements tirez-vous de l’opération Lillenium ?

 

Depuis le mois d’août, l’ordre de service a été donné. Et, compte tenu du volume des travaux, cela ne passe pas inaperçu ! C’est le premier effet positif : pouvoir parler d’un territoire de la politique de la Ville en termes de développement, le projeter dans l’avenir. Ensuite, ce projet montre la voie et transmet des signaux de confiance. Ainsi de nombreux promoteurs ont d’ores et déjà lancé la pré commercialisation de logements en s’appuyant sur la proximité de Lillenium. Cette opération est le « coup de démarreur » qui va permettre de changer dans la même temporalité le territoire et la vision des habitants.

 

Quels sont les atouts du Fonds de co-investissement face aux besoins des quartiers du renouvellement urbain ?

 

C’est un acteur complémentaire que la Caisse des Dépôts apprécie et que nous avons également contribué à créer, au travers de la réflexion qui a été engagé dès 2011 avec le rapport Carteirac-Guérin[1]. Ainsi, dans la région des Hauts de France, nous avons la possibilité de pouvoir travailler en collaboration avec l’EPARECA, pour le volet commercial, Batixia pour nos opérations mixtes, et maintenant le Fonds de co-investissement de l’ANRU. Cette concentration d’acteurs permet une meilleure coordination entre projet urbain et projet de développement économique au service des territoires, afin de favoriser l’émergence de projets locaux et d’assurer leur pérennisation au-delà de leur conventionnement.

 

 


[1] Rapport parlementaire sur les politiques de développement économique menées dans les quartiers prioritaires

 

© RUDY RICCIOTTI

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