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Mag n°2

Septembre 2015

La citoyenneté, une préoccupation avant tout locale

Pour aider les municipalités à apporter du sens à la citoyenneté locale,  Julien Goupil fonde en  2014 « Empreintes Citoyennes ». En mai 2015, l’association dresse, à travers son enquête nationale « Citoyenneté & territoire », un état des lieux des politiques locales qui accompagnent l’engagement citoyen. Julien Goupil en décrypte les résultats qui font naître l’espoir. 

 

« L’enjeu politique de la citoyenneté n’est plus à prouver. Pourtant l’enquête a révélé que cette notion reste encore mal définie et que les politiques citoyennes ne disposent pas de modèles établissant suffisamment définition, fonctionnement, cadre et enjeux. Seules 57% des municipalités disposent d’un élu en charge de la citoyenneté, 16 % d’un service dédié. Plus d’une commune sur trois ne dispose pas de conseils représentatifs et près de deux sur trois n’envisagent pas la mise en place de budgets participatifs. Les initiatives concrètes pour encourager la citoyenneté (accueil des nouveaux habitants, charte de citoyenneté locale, rallye citoyen…) restent elles très disparates et souvent anecdotiques.

 

En isolant les résultats des communes disposant de quartiers prioritaires, les tendances n’évoluent guère de manière significative mais seront, dans les années à venir, intéressantes à observer. Car, depuis quelques mois, la préoccupation des politiques, et notamment ceux soumis aux contrats de ville, semble poindre. Les élus ressentent l’exigence politique, sociétale, identitaire, règlementaire… de faire vivre la citoyenneté.  Nombre d’entre eux l’appréhendent encore avec prudence par crainte d’une perte de leur légitimité, de l’inertie décisionnaire, pour mener une stratégie à la hauteur des enjeux.

 

L’opportunité d’une émancipation

En imposant respectivement Conseils citoyens et maisons de projet, le contrat de ville et le NPNRU proposent à présent une démarche incitative, un élan qui permettra, espérons-le, de redonner le goût et le sens de la citoyenneté tant aux politiques qu’aux citoyens. Évidemment, pour être efficace, une stratégie citoyenne ne peut se limiter à ces seuls outils et ne s’adresser qu’à quelques quartiers… mais il faut bien amorcer le processus. Avec une gouvernance plus participative, le NPNRU devient un vecteur d’émancipation de la citoyenneté et installe, dans l’action publique, la prise en compte de l’opinion et de l’expertise d’usage des citoyens. L’apport de dénominateurs communs aux stratégies citoyennes, fait du NPNRU un laboratoire de la pratique de la participation citoyenne à l’échelle nationale, qui permettra de définir des modèles de cadre et de fonctionnement dont l’absence fait aujourd’hui tant défaut. »

 


 

88% des élus pensent que les communes portent une responsabilité dans l’émancipation citoyenne.

59% des élus sont conscients que la citoyenneté relève de spécificités locales.

62% des élus considèrent que la citoyenneté est une priorité politique (Ils attribuent une note de 7 à 9 sur 10).

 


 

La synthèse des résultats de l’enquête

http://www.empreintes-citoyennes.fr

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