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DOSSIER SPÉCIAL PIA

Mag n°7

Avril 2017

CSTI

ITW

Entretien avec Bernard Chevassus-au-Louis, président du comité de pilotage du programme Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI) du PIA


« Renouveler la diffusion de cette culture »

 

L’ANRU porte un programme du PIA dédié à la culture scientifique, technique et industrielle. De quoi s’agit-il ?
Ce programme se fonde sur trois ambitions. Tout d’abord, participer à la structuration des réseaux d’acteurs de la CSTI.
Ce monde professionnel, qui a longtemps manqué d’organisation,gagne à multiplier les rencontres et à échanger davantage. Ensuite, proposer des moyens renouvelés et innovants de diffuser cette culture particulière. Nous souhaitons toucher un public le plus large possible, à une époque où certains affirment qu’il y a une perte d’intérêt pour les sciences. Enfin, favoriser l’égalité des chances dans l’accès à cette culture. Je pense notamment aux 14-25 ans, aux publics ruraux éloignés ou bien encore aux jeunes filles. Nous avons lancé en 2010 un appel à projets permanent, pour lequel nous disposons d’un fonds de 100 millions d’euros. Nous soutenons aujourd’hui 44 lauréats. Le programme s'achèvera en 2020, mais nous sommes d’ores et déjà entrés dans une phase de suivi et d’évaluation.

 

Comment les orientations du programme se concrétisent- elles ?                                                                                                                                               

Concernant la structuration des réseaux d’acteurs, nous avons encouragé toutes les formes de collaboration. Il existe plusieurs cas de figure, qu’illustrent par exemple les projets lauréats « Inmédiats » ou « Territoires » de la CSTI. Le premier réunit les centres de sciences de six grandes villes (Bordeaux, Rennes, Grenoble…), tandis que le second regroupe des petites structures, qui forment un réseau qui n’est ni national, ni régional. Pour l’innovation, nous avons encouragé le développement d’outils tels que le Fab Lab, ainsi que des actions originales, à l’exemple des conférences dansées à Lyon, alliant pédagogie et création artistique.
Quant à l’égalité des chances, les projets que nous accompagnons privilégient la rencontre des publics éloignés. Ainsi, des camions, des péniches et même des pirogues, en Guyane, ont permis de se rendre dans des territoires reculés et de travailler avec les populations locales. Quelle que soit la problématique, il ne s'agit pas d'imposer de modèle mais de mettre en oeuvre des actions à partir des attentes et des besoins des bénéficiaires.

 

 

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