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Mag n°5

Septembre 2016

ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES : UN TEMPS D’ÉCHANGE

L’ANRU a organisé, le 10 juin 2016, une journée portant sur l’attractivité territoriale qui a réuni près de 90 participants. Son objectif était de partager les grands enjeux en matière d’attractivité, clôturant ainsi une réflexion menée depuis décembre sur cette thématique.


Des professionnels ont, à cette occasion, livré des éléments méthodologiques portant sur le marketing territorial. La journée a également été l’occasion de présenter les programmes de l’ANRU favorisant l’attractivité dans les Projets de Rénovation Urbaine, via le volet Ville Durable et Solidaire du PIA (Programme Investissements d’Avenir).

Jules Costard, chargé de mission capitalisation et attractivité, à la direction de la Stratégie et de l'Accompagnement des Acteurs de l’ANRU, explique les enjeux de la thématique de cette journée et en détaille le déroulé :
 

« Nous avons réfléchi à la thématique de l’attractivité car c’est une macro-thématique qui englobe bon nombre de sujets liés au renouvellement urbain, mais qui a également la particularité de créer une synergie entre les intérêts des acteurs.

Pour gagner en attractivité, il convient donc de travailler son image et la qualité de vie du territoire. En d’autres termes, il faut un projet urbain cohérent et global mais il faut également une bonne communication autour du projet qui puisse fédérer l’ensemble des acteurs. Il s’agirait de proposer des produits à des cibles bien identifiées, comme par exemple un festival pour les jeunes enfants pour toucher les jeunes couples, ce qui implique de proposer des logements privés en T3, d’accentuer l’effort sur la qualité des groupes scolaires, des espaces publics comme notamment les aires de jeux, etc.

La journée « attractivité au service des projets de renouvellement urbain » a été organisée par l’ANRU le 10 juin 2016, afin de marquer la clôture d’un processus de remontée d’expérience et de réflexion initiée par l’ANRU en décembre 2015 ainsi que de croiser le regard de divers professionnels sur les enjeux de l’attractivité dans les PRU.

Les acteurs conviés et présents étaient aussi bien issus du domaine du renouvellement urbain - chefs de projets, délégations territoriales de l’ANRU, bureaux d’études - que de la sphère privée - professionnels de l’immobilier, du marketing territorial, etc. - et du monde universitaire. Au total, ce sont 90 personnes qui se sont mobilisées pour venir assister à cette journée dite de « développement thématique ».

La journée a commencé sur un rappel des grands enjeux de l’attractivité, de la notion d’excellence, et a introduit les concepts du marketing territorial. La salle s’est ensuite divisée en trois groupes distincts pour suivre des ateliers simultanés consacrés à des leviers identifiés comme majeurs pour favoriser l’attractivité d’un territoire.

Le premier portait sur la question de l’image. Les PRU pâtissent très souvent d’une mauvaise image, malgré les efforts réalisés et les transformations opérées dans les territoires. Aussi, il semble nécessaire de travailler à l’évolution des perceptions en essayant de faire en sorte que l’image perçue par les acteurs extérieurs et intérieurs au quartier entre le plus possible en adéquation avec l’image voulue – celle de la vision politique – et l’image réelle – la vision objective - du territoire.

Le second atelier s’attachait à la question de la diversification fonctionnelle, comme génératrice de flux au sein du territoire et, éventuellement, à terme, de diversification résidentielle, avec l’implantation de salariés, de commerçants, etc. La diversification fonctionnelle, lorsqu’elle s’entend par la création d’un équipement – sportif, culturel ou scolaire – à rayonnement extra-PRU, peut également jouer un rôle de porte drapeau pour le territoire, créer des flux et permettre aux acteurs extérieurs de constater des changements opérés dans le quartier et sa qualité de vie.

Enfin, le troisième atelier était consacré à l’offre d’habitat privé, qu’il convient d’élaborer selon deux approches coordonnées : d’une part, répondre à une demande ou un besoin, ce qui assure bien souvent la bonne commercialisation des opérations. Et, d’autre part, proposer aux habitants une nouvelle forme d’habitat pouvant potentiellement les intéresser, après étude approfondie du marché immobilier local et de ses opportunités. Un exemple ? L’offre d’habitat intermédiaire que les habitants méconnaissent souvent mais qui peut susciter leur intérêt. Pour le développement de l’habitat privé dans un contexte de marché immobilier détendu, il est toujours aussi complexe de trouver des solutions bien qu’il soit toujours possible de rechercher des niches et de réaliser de petites opérations.
 

L’après-midi de la journée a été consacrée à la présentation des avancées des actions menées par le fonds de co-investissement de l’ANRU. Les typologies d’opérations pouvant faire l’objet de co-investissement et les principes de ce fonds ont été rappelés. Ce dernier a pour vocation d’intervenir dans les quartiers prioritaires de la politique de la Ville, sur des opérations à risque où les investisseurs privés ne s’impliqueraient pas seuls. Le fonds co-investit donc afin de réduire des risques jugés auparavant trop élevés.

Enfin, les thématiques de la gestion urbaine, de la sécurité et de l’enseignement scolaire ont également été abordées. Des questions capitales pour favoriser la mixité sociale et fonctionnelle d’un territoire, car elles comptent parmi les premiers critères considérés tant par les investisseurs privés que par les ménages en quête d’installation. »

©Jean-Pierre Jouadé

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