Politique

Mag n°12

Décembre 2018

« Je crois à l’intelligence collective des élus »

ITW

JACQUELINE GOURAULT, MINISTRE DE LA COHÉSION DES TERRITOIRES ET DES RELATIONS AVEC LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

 

L’élargissement des compétences du ministère dont vous avez pris la tête traduit une double considération des élus locaux et des territoires. En quoi cela sera-t-il bénéfique pour les quartiers et la rénovation urbaine en particulier ?

 

La création de ce ministère traduit l'ambition du Président de la République et du Premier ministre de renouer une relation de confiance plus forte avec les élus locaux et de recoudre, main dans la main, les fractures territoriales de notre pays. En mettant au coeur de ce ministère tout ce qui fait le parcours de vie de nos concitoyens — l'accès au logement, au très haut débit, aux services publics — mais aussi l’amélioration de leur cadre de vie, nous avons les bons outils à notre disposition pour incarner la réconciliation des territoires. C’est d’autant plus vrai pour les quartiers bénéficiaires de la rénovation urbaine, qui sont aux croisements de multiples politiques publiques maintenant largement coordonnées dans mon ministère, avec l’aide des deux ministres Julien Denormandie, chargé de la ville et du logement, et Sébastien Lecornu, en charge des collectivités territoriales.

 

 

La proposition de loi créant l’Agence nationale pour la cohésion des territoires a été adoptée par le Sénat le 8 novembre. Quelles sont vos attentes vis-à-vis de cette nouvelle structure ?

 

La création de cette agence traduit avant tout un profond changement de méthodologie de l’État et une meilleure lisibilité de son action au profit des territoires. Pour mettre fin au « tout appel à projet », qui place rarement les collectivités qui en ont le plus besoin en situation de recevoir l’aide de l’Etat, et faciliter l’identification des dispositifs qui peuvent être mobilisés, les élus ont exprimé le besoin de disposer d'un outil vers lequel ils peuvent se tourner pour réaliser leurs projets. Cette demande, le gouvernement l'accompagne à travers cette Agence. L’ANRU sera logiquement un partenaire important de l’ANCT, car il serait aberrant de ne pas valoriser l’apport considérable des programmes de l’ANRU pour changer la vie dans les quartiers ! L’existence et la gouvernance de l’ANRU, que nous venons de redéfinir avec la loi Elan, ne sont évidemment pas remises en cause. L'action de l'ANCT permettra de conforter l'ANRU et l'accélération des programmes de rénovation des quartiers qui est engagée depuis plusieurs mois.

 

 

Vous souhaitez incarner le dialogue entre exécutif et élus de terrain. Quel message adressez-vous en particulier à ceux qui portent des projets de renouvellement urbain ?

 

Je veux leur adresser un message de confiance et de reconnaissance pour le travail qu’ils mènent au quotidien. L’année qui s’achève aura été particulièrement intense en matière de débats, de réflexions et d’analyses autour de la politique de la Ville, et de la rénovation urbaine en particulier. Après une période complexe, l’ANRU est désormais relancée depuis la confirmation ferme et définitive du doublement de l’enveloppe budgétaire du NPNRU. Une relance particulièrement spectaculaire, car près de 150 projets et plus de trois milliards d’euros ont été validés depuis le mois de mai. Cette nouvelle dynamique est notamment le fruit de la mobilisation des élus autour du Président de l’ANRU, Olivier Klein. Ils ont su trouver et proposer les ajustements nécessaires sur le fonctionnement et le financement des projets, afin de répondre au mieux aux besoins des territoires. Plus que jamais, je crois à l’intelligence collective des élus. Cette relance de l’ANRU en est une démonstration supplémentaire, ils peuvent compter sur moi pour l’accompagner.

 

©Damien VALENTE - MTES-DICOM

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