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Novembre 2017

RETOUR SUR LES JÉRU

SCÈNE OUVERTE

 

Les Journées nationales d'échanges des acteurs du renouvellement urbain (Jéru), organisées les 5 et 6 juillet derniers, ont mis l’accent sur la co-construction. Un format innovant dont la valeur ajoutée se révèle pleinement au fil des mois.

 

Donner la parole à l’ensemble des acteurs du renouvellement urbain, afin que tous partagent leurs pratiques et s’enrichissent de leurs expériences. Le pari paraissait ambitieux. En juillet dernier, les Jéru l’ont relevé en toute humilité. « Des élus aux habitants en passant par les techniciens, les architectes et les bailleurs, tout le monde a répondu présent pour venir parler aussi bien des sujets vertueux que des difficultés », constate Laila Guillot, chargée de mission territoriale à l’ANRU. Les appels à contribution lancés en amont de l’évènement avaient laissé présager cette réussite, et l’originalité des espaces de dialogue offerts l’a concrétisée.

 

UNE FORME PLÉBISCITÉE
L’expérience proposée a séduit. Eric Lambert, directeur des projets renouvellement urbain à Angers Loire Métropole reconnaît « une forme d’organisation très habile. D’ordinaire, on s’exprime sur des formats courts qui limitent considérablement les possibilités d’approfondissement des sujets. Là nous avons pu présenter nos actions et échanger sur nos pratiques ». Au-delà de la forme, le schéma collaboratif a prouvé sa pertinence sur le fond. «En optant pour cette forme participative, fil rouge de ces Jéru, nous avons pu donner aux acteurs locaux qui portent les projets une place décisive et mettre en avant l’intelligence collective. La richesse des inititatives présentées, la diversité des intervenants mais aussi la qualité des échanges ont permis d’illustrer le foisonnement et le dynamisme du renouvellement urbain. Cet événement permet aussi de mesurer à quel point la transformation des quartiers passe par un travail partenarial, sachant rassembler une myriade d’acteurs qui partagent une vrai ambition pour leur territoire, insiste Simon Brochut, chargé de mission animation des acteurs à l’ANRU. Sachant que les acteurs se sentent parfois isolés, Laila Guillot a vu, durant ces journées, « des liens se créer et des coordonnées s’échanger, parce quenous avons tous besoin du partage d’expériences pour avancer ». Reste à trouver comment prolonger l’élan né à cette occasion. Eric Lambert veut croire en « l’émergence de nouveaux outils participatifs ou l’organisation de temps de rencontres thématiques ou géographiques ». Message reçu pour Simon Brochut : « les Jéru sont certes un temps de partage unique, une remontée d’expériences à l’échelle nationale qui inspire l’ensemble des parties prenantes. Mais l’enjeu, désormais, c’est de continuer à explorer ces formes participatives pour libérer la parole, comprendre les clefs des succès mais aussi les raisons d’un échec, et surtout susciter des échanges pérennes, des réseaux, des communautés de pratiques qui doivent vivre au-delà du simple évènement et que nous pourrons accompagner ».

 

 

© ANRU / MYLI BOURIGAULT

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« Nous reprendrons la parole avec plaisir »

André Leconte est président du Conseil citoyen de Vénissieux. En prenant la parole lors de la dernière édition des Jéru, il estime avoir « pu montrer à tous que les Conseils citoyens existent et qu’ils sont de véritables forces de proposition ». Une occasion rare et bénéfique. « Ce type de rencontres nous permet de mieux comprendre ce qu’est un projet de renouvellement urbain », affirme-t-il. Convaincu qu’en partageant la parole, ces journées ont prouvé « qu’on ne peut avancer que tous ensemble ». Aujourd’hui, il brûle d’impatience de retrouver un espace d’expression.

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